PROPOSITION de DOCTORAT PhD, BIOLOGIE ÉVOLUTIVE, Département de Sciences Biologiques de l’Université de Montréal. Date limite pour poser sa candidature: 1er août 2018.

PROJET : La moule bleue Mytilus edulis est le plus important mollusque cultivé et donc un moteur économique considérable dans la région du Golfe du Saint-Laurent (Pêches et Océans Canada), et un des plus important ailleurs dans le monde. Jadis prospères jusqu’au sud de la Caroline du Nord, M. edulis a subi un déclin inquiétant aux cours des dernières années dans les provinces de l’Atlantique et aux États-Unis. Différentes hypothèses ont été soulevées pour expliquer les raisons de ce déclin : la surexploitation, l’acidification des océans, la pollution, les maladies, l’augmentation des prédateurs et le réchauffement climatique. Notamment, le réchauffement climatique a servit d’hypothèse dans plusieurs autres études pour expliquer le déclin ou le déplacement de populations de moules bleues, un résultat qui pourrait être attribuable, entre-autre, à une modification drastique du sex-ratio (ie. le rapport du nombre de mâles et de femelles au sein d’une population), qui pourrait mettre en péril la viabilité de certaines populations. En effet, les moules marines et les huitres sont connues pour avoir un sex-ratio régulé par l’environnement. Cependant, contrairement aux huitres, très peu d’études se sont intéressées aux mécanismes de détermination du sexe chez la moule marine. Une raison majeure d’étudier le déterminisme sexuel chez les moules se rapporte à leur importance économique et nutritionnelle. Il est communément admis que le succès des élevages est pour une part importante lié aux caractéristiques des populations de reproducteurs (naturelles ou captives), et qu’il faut notamment parvenir à en contrôler les sex-ratios, les périodes de reproduction, les fécondité et fertilité.

Ce projet financé par le FRQNT vise à mieux comprendre les mécanismes génétiques et épigénétiques de la détermination du sexe chez la moule bleue. Par conséquent, le candidat doit avoir une expérience ou un intérêt marqué pour la bio-informatique, la biologie évolutive et la biologie moléculaire.

FINANCEMENT : Une bourse de 15 000$/année est offerte pour trois ans. De plus, plusieurs postes d’auxiliaires en enseignement sont disponibles, permettant d’accroître les revenus.

PROGRAMME : Doctorat en Biologie, Ph.D. (UdeM). Début suggéré : Automne 2018 ou hiver 2019.

DÉPÔT DE LA CANDIDATURE : Veuillez faire parvenir une lettre de présentation, un curriculum vitae et une copie de votre relevé de notes universitaires accompagnés des noms et adresses de deux références avant le 1er août 2018 à : Sophie Breton, Département de Sciences Biologiques, Université de Montréal, Montréal (Québec), Canada.

s.breton@umontreal.ca (514) 343-6111 poste 7460.

 Veuillez prendre note que seules les personnes retenues pour une entrevue (en personne, par skype ou par téléphone) seront contactées.

FacebookTwitterGoogle+Share