Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

Le jeudi, 3 février 2017

Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

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La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) se déclare profondément préoccupée par le récent décret présidentiel qui interdit aux citoyens venant de sept pays à majorité musulmane d’entrer ou de passer par les États-Unis.

Le progrès scientifique depend d’un échange ouvert d’idées et d’un transfert de connaissances, permis grâce à la collaboration internationale en matière de recherche, au travail de terrain, aux ateliers et aux conférences.  L’interdiction met en péril ces activités pour plusieurs chercheurs, dont ceux qui travaillent au Canada ou avec des collègues canadiens, qu’ils soient étudiants, professeurs, ou scientifiques du gouvernement, de l’industrie ou des organisations non-gouvernementales.

La SCEE adhère aux principes de la diversité et de la tolérance qui sont essentiels au succès de la science et de la société canadienne.  L’intolérance constitue une menace réelle.  Les évènements récents confirment à nouveau la vérité des mots de Lester B. Pearson, lauréat du prix Nobel, “ L’incompréhension découlant de l’ignorance engendre la crainte, et la crainte est le plus grand ennemi de la paix.”

Nous appuyons les appels des organismes scientifiques, tels que la Société Royale du Canada et la Société d’Écologie d’Amérique, à mettre fin à l’interdiction de voyage.  La SCEE suggère que ses membres collaborent avec leur institution d’origine et avec leur communauté pour aider ceux qui ont été, ou qui seront, affectés par ce décret.

Bien sincèrement,

 

Jeremy Kerr, Président

Isabelle Côté, Vice-Présidente

Miriam Richards, Secrétaire

Yolanda Morbey, Trésorière

 Melanie Jean, Conseillère Étudiante

Alison Derry, Conseillère

Julie Lee-Yaw, Conseillère Post-Doctorale

Chris Eckert, Conseiller

Jill Johnstone, Conseillère

Andrew Simons, Conseiller

Mark Vellend, Conseiller

Jeannette Whitton, Conseillère

 Judy Myers, Ancienne Présidente

Jeffrey Hutchings, Ancien Président

Spencer Barrett, Ancien Président

Doug Morris, Ancien Président

Sur la SCEE: La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) est un groupe non partisan d’écologistes et de biologistes évolutionnaires à tous les stades de leur carrière de partout au Canada.

 

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Science review panel must tackle barriers to funding, encourage diversity: researchers

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
http://www.hilltimes.com/2016/11/23/science-review-panel-must-tackle-barriers-funding-encourage-diversity-researchers/88464

Il reste encore beaucoup à faire afin de renverser l’érosion du soutien financier aux chercheurs canadiens et le progrès vers l’atteinte d’une diversité représentative de la population canadienne au sein des institutions universitaires est d’une lenteur inacceptable. Le groupe d’experts effectuant l’examen du soutien fédéral aux sciences a l’opportunité de fournir des conseils solides pour l’amélioration de cette situation.

MONARCH BUTTERFLIES: SYMBOL OR SYMPTOM?

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
https://www.hilltimes.com/2016/07/18/monarch-butterflies-symbol-or-symptom/73730

Le déclin des papillons monarques représente plus qu’un symbole affaibli de la coopération internationale, il est un symptôme des plus grands défis auxquels fait face la biodiversité. Des décisions fondées sur des preuves seront cruciales pour le rétablissement du papillon monarque et d’autres espèces en péril.

Affiché par Jeremy Kerr, le président de la CSEE

Soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences

La Société canadienne d’écologie et d’évolution a récemment soumis des réponses aux questions posées dans le cadre de l’examen du soutien fédéral aux sciences (http://www.examenscience.ca/eic/site/059.nsf/fra/accueil). Dans cette lettre, le président de la SCEE souligne que le financement de la recherche au Canada (en proportion du PIB) a diminué en dessous de ce qu’il est dans les pays en développement, comme la Tanzanie, l’un des seuls pays à avoir réduit son financement de la recherche au cours de la dernière décennie.

Pendant ce temps, la taille de la communauté scientifique a augmenté, ce qui rend la diminution des fonds encore plus grave pour les chercheurs canadiens. De fortes augmentations du financement de la recherche sont nécessaires au sein des trois conseils de recherche.

Les programmes de recherche appliquée, qui nécessitent des partenaires industriels, ont connu une forte croissance au cours de la dernière décennie. Cette croissance s’est faite au détriment apparent de la recherche fondamentale, un déséquilibre auquel il faudrait remédier immédiatement. Une augmentation du nombre de subventions accordées est ainsi nécessaire.

Les conseils subventionnaires n’ont pas fonctionné avec une transparence cohérente lors de leur processus de prise de décision, ce qui a miné la confiance en la façon dont leurs décisions adressent les préoccupations de la communauté de chercheurs.

Le financement des infrastructures de recherche a beaucoup été amélioré dans le budget de 2016, mais le financement de la FCI continue à être épisodique. Le soutien à la FCI doit devenir un soutien régulier plutôt que des perfusions intermittentes de financement afin de la maintenir en vie pendant encore quelques années. Pourtant, un important financement des infrastructures s’avère une stratégie utile seulement si le personnel pour faire fonctionner l’infrastructure est également financé. Ainsi, l’augmentation des fonds pour les subventions de fonctionnement demeure la plus importante nécessité.

La dichotomie entre les «champs d’études déjà établis” et la recherche “risquée” est fausse et ne devrait pas être la base sur laquelle les décisions de financement sont prises.

La diversité dans la communauté universitaire est peu représentative de la société canadienne. La sous-représentation des femmes, des Canadiens autochtones et des minorités visibles est systémique dans de nombreuses disciplines, et la tendance vers l’atteinte d’une représentation égale est d’une lenteur inacceptable. Le Canada a besoin d’établir de solides programmes pour mettre fin au soi-disant problème du « tuyau percé », qui empêche les femmes d’atteindre des réussites professionnelles supérieures en sciences par rapport aux hommes. Il existe de nombreux programmes internationaux qui ont permis d’améliorer de telles situations, comme par exemple le programme britannique “Athena SWAN”. Le Canada n’a cependant presque rien fait pour instaurer des politiques efficaces qui sont proportionnelles à l’ampleur du défi à relever ici pour améliorer la diversité au sein de la communauté universitaire.

Vous pouvez télécharger la soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences en cliquant ici (PDF; en anglais seulement).