Rapport de la Présidente- Printemps 2019

La SCEE peut avoir eu l’air d’hiberner depuis le dernier bulletin. C’était l’hiver après tout! Mais le Conseil a fait avancer lentement, mais surement des projets majeurs visant à ce que la Société serve encore mieux ses membres.

Des nouveautés au CRSNG

Le Conseil a tenu sa rencontre annuelle avec le CRSNG en décembre. Les perspectives sont excellentes avec une promesse d’accroissement de 25 % du financement du CRSNG d’ici 2023. En avril dernier, 70 millions de dollars, répartis sur 5 ans, ont été injectés dans le Programme des subventions à la découverte. Plusieurs d’entre vous ont vu leur subvention augmenter au concours de 2018, et une partie du nouveau financement a été allouée aux chercheuses et chercheurs en début de carrière (CDC) par l’entremise du nouveau supplément Tremplin vers la découverte. Depuis quelques mois, le CRSNG sollicite la participation de la communauté de recherche pour l’évaluation quinquennale du Programme des subventions à la découverte. Quand le CRSNG viendra cogner à la porte de votre boite courriel, merci de répondre! C’est la manière la plus directe de leur dire ce que vous pensez. Un nouvel appel au concours de subventions Frontières de la découverte a été lancé au début 2019. Celui-ci concerne la résistance aux antimicrobiens dans l’environnement. C’est le second appel consécutif de ce programme qui soit pertinent pour les membres de la SCEE. Les chercheurs et chercheuses en début de carrière étaient aussi visés par le nouveau fonds Nouvelles frontières en recherche — pour soutenir la recherche interdisciplinaire à grands risques et grandes retombées.

Lors de notre rencontre, nous avons posé BEAUCOUP de questions au CRSNG. La plupart ont obtenu réponse. Quelques statistiques sur les taux de succès du programme des SD : 69 % et 47 % des femmes et hommes en début de carrière (CDC), respectivement, ont obtenu une subvention au concours de 2018, comparativement à 86 % et 84 % des chercheuses et chercheurs établis, respectivement. Les chercheurs et chercheuses établis qui ne détenaient pas une subvention au moment de leur demande peinent encore à obtenir une subvention (26 % de succès chez les hommes, données non transmisses pour les femmes en raison du trop petit échantillon). Le montant moyen des subventions des CDC était de 31 000 $, contre 45 000 $ pour les chercheurs et chercheuses établis. Les taux de succès du groupe d’évaluation écologie et évolution étaient du même ordre que ceux des autres groupes. Les personnes provenant de petites universités continuent d’obtenir de plus faibles taux de succès aux SD avec 48 % de succès, contre 60 % dans les universités moyennes et 71 % dans les universités de grande taille. Les montants alloués étaient aussi plus petits en moyenne dans les petites universités (31 000 $ contre 39 000 $ dans les universités de grande taille).

Le CRSNG offre un certain nombre de programmes pour soutenir les chercheurs et chercheuses qui deviennent parents. Ces programmes ne concernent pas seulement les profs, mais s’appliquent aussi aux étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs et aux stagiaires au postdoctorat. Si vous attendez un heureux évènement bientôt, informez-vous sur les programmes pour les principaux fournisseurs de soins, les congés familiaux et congés de maladie, et les congés parentaux payés pour les personnes aux études ou au stage postdoctoral. Les derniers offrent jusqu’à 6 mois de congés payés pour les personnes aux études ou au postdoctorat recevant une bourse du CRSNG. Relativement peu de chercheurs et chercheuses profitent de ces programmes. Nous ne savons pas si c’est parce peu de gens en ont besoin, ou parce que peu de personnes les connaissent.

Nous avons eu accès à des statistiques intéressantes sur les prix les plus importants accordés par le CRSNG. Au cours des quatre dernières années, 67 % des Bourses commémoratives E.W.R. Steacie, 75 % des Médailles d’or Gerhard‑Herzberg, et 75 % des Prix John-C.-Polanyi ont été accordés à des hommes. Cependant, respectivement 76 %, 89 % et 88 % des personnes proposées pour ces prix étaient des hommes. La solution semble claire : nous devons proposer plus de femmes pour ces prix.

Nous avons questionné le CRSNG quant aux mesures d’équité, de diversité et d’inclusion, maintenant considérées dans l’évaluation pour les Subventions à la découverte et d’autres programmes. Il s’agit clairement d’un enjeu important pour le CRSNG. Il consacre beaucoup de temps et d’efforts à développer une formation (sur les biais dans l’évaluation par les pairs, à l’intention des personnes évaluatrices) et des outils pour s’attaquer à ce problème, mais les critères pour les chercheurs et chercheuses demeurent vagues. Le mieux que nous pouvons faire pour l’instant est de vous diriger vers le guide sur l’équité, la diversité et l’inclusion à l’intention des personnes demandeuses (http://www.nserc-crsng.gc.ca/_doc/EDI/Guide_for_Applicants_FR.pdf).

Nous avions plusieurs autres questions. Quelle est la productivité des boursiers et boursières Banting et Vanier comparativement à celle des personnes recevant les bourses régulières? (Pas de données à ce sujet.) Est-ce que la durée des bourses doctorales peut passer à 4 ans pour mieux refléter la réalité? (Non, probablement pas.) Est-il envisagé d’accroitre le nombre de fois qu’une personne peut demander une bourse postdoctorale du CRSNG? (Non.) Est-il envisagé d’augmenter les montants des bourses postdoctorales et autres pour compenser l’inflation? (Mmmmm, peut-être.) Quelle partie des subventions à la découverte des chercheurs et chercheuses est mobilisée par les frais du libre accès? (Pas de données pour l’instant.) Pouvez-vous faire quelque chose à propos du CVC? (Soupir…)

De manière générale, ce fut une rencontre productive. Nous apprécions l’ouverture des personnes représentant le CRSNG que nous avons rencontrées.

Un Athena SWAN fait au Canada, alias « Dimensions »

Plusieurs membres de la SCEE ont pris part aux consultations du CRSNG qui viennent de se conclure sur une version canadienne de la charte Athena SWAN. Cette dernière reconnait les bonnes pratiques pour l’avancement de l’équité des genres dans le milieu de l’enseignement supérieur et des établissements de recherche au Royaume-Uni. La charte canadienne a maintenant été publiée (http://www.nserc-crsng.gc.ca/NSERC-CRSNG/EDI-EDI/Dimensions_Dimensions_fra.asp). Elle s’attaque aux obstacles systémiques à l’inclusion non seulement des femmes, mais aussi des peuples autochtones, des personnes avec un handicap, des minorités visibles et des personnes LGBTQ2+. Le programme national — appelé Dimensions — s’applique à tous et toutes les membres de la communauté de recherche des établissements postsecondaires. Alors que la version du Royaume-Uni se limitait au départ seulement aux STIM, la version canadienne inclut d’emblée tous les champs d’études. La participation des établissements au programme Dimensions est volontaire. Ceux-ci peuvent obtenir une certification bronze, argent ou or par l’entremise d’un ensemble de critères clairs, standardisés et autoévalués. Quinze petits établissements ont reçu une Subvention de renforcement de la capacité des établissements en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Malheureusement, au-delà de ça, il n’y a pas d’argent de prévu pour des chaires réservées aux femmes ou pour les chercheuses en début de carrière. De plus, aucune conséquence quant au financement par les trois conseils n’est prévue pour les établissements qui ne participeront pas au programme ou qui ne réussiront pas à s’améliorer. Un appel à lettres d’intention à joindre la première cohorte d’établissements concourant pour une certification Dimensions sera lancé le 3 juin 2019.

ICEE

Je suis heureuse de rapporter que la SCEE a signé un protocole d’entente avec l’Institut canadien d’écologie et d’évolution (ICEE) dans lequel nous nous engageons à soutenir financièrement notre partenaire (ou s’agit-il de notre rejeton?) au cours des 5 prochaines années. Cette entente formalise la relation financière que nous avons avec l’ICEE depuis sa formation et permet à l’Institut d’appuyer sa croissance sur des revenus garantis.

Un nouveau prix pour l’engagement public et politique

Je suis aussi ravie d’annoncer la création d’un nouveau prix de la SCEE pour l’engagement public et politique. Le prix a été suggéré par une membre de la SCEE, Aerin Jacobs. La suggestion a été reçue avec enthousiasme par le Conseil! Ce prix reconnaitra l’engagement auprès du public ou des décideurs et décideuses quant à la science. Cela est en accord avec deux des quatre objectifs de la SCEE (« sensibiliser le public à l’importance de l’écologie et de l’évolution pour la société canadienne » et « faciliter la communication entre les membres de la Société et les décideurs des secteurs publics, privés et non gouvernementaux »). Nous envisageons d’offrir cette récompense aux deux ans lors de notre congrès annuel, en alternance avec la Prix de la présidence. Nous travaillons sur les autres détails, alors surveillez notre site et réfléchissez aux personnes à proposer pour la première édition de ce prix en 2020.

Au plaisir de vous retrouver à Fredericton!

Isabelle Côté

Présidente

Élections 2019

Représentant ou représentante des membres aux études ou au
postdoctorat (un poste)

Hannah Brazeau

brazeauJe suis en première année de maîtrise au département de biologie de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton, où j’étudie le rôle joué par la compétition pour les pollinisateurs dans l’évolution des fleurs. J’ai complété mes études de premier cycle à l’Université Algoma à Sault Ste. Marie en 2018 et j’ai présenté mes recherches de premier cycle à la réunion de la SCEE de 2018 à Guelph.

Faire mes études à une petite université centrée sur le premier cycle et présenter mes recherches lors d’une réunion de la SCEE m’a montré à quel point une organisation comme la SCEE peut être de valeur pour les étudiants de premier cycle et les chercheurs en début de carrière. Si je suis élue comme conseillère des étudiants diplômés, je chercherai à créer au sein de la SCEE des initiatives pour renforcer l’adhésion et l’engagement des étudiants de premier cycle.

Emilie Champagne

champagneJe suis actuellement une chercheuse postdoctorale en écologie, spécialisée dans les relations plante-herbivore, en particulier dans les écosystèmes forestiers. J’ai terminé mon doctorat relativement récemment (2017), et j’ai fait toutes mes études universitaires dans ma ville d’origine, à l’Université Laval. Toutefois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs provinces canadiennes, principalement durant les rencontres de la SCEE. Je me suis toujours sentie bien accueillie à ces rencontres et c’est ce que j’aimerais apporter en tant que conseillère post-doc. Une première grande conférence peut être impressionnante pour une étudiant, particulièrement lorsqu’on est le seul de son laboratoire à y aller. Je désire que la SCEE demeure un environnement accueillant et j’aimerais également amenuiser les barrières potentielles, par exemple de langue ou d’accessibilité. Le milieu scientifique est en changement et nous avons beaucoup évolué comme société. Je désire aider avec cette amélioration constante.

Martin Leclerc

leclercJe m’appelle Martin Leclerc et je suis candidat au conseil de la SCEE pour être votre représentant des étudiants diplômés/postdoctoraux! Pourquoi devriez-vous voter pour moi? C’est une très bonne question! Premièrement, j’aimerais redonner à cette société. J’aime assister et présenter aux réunions annuelles et je souhaite maintenant donner mon temps tout au long de l’année à cette organisation. Deuxièmement, mon travail se situe au croisement de l’écologie, de l’évolution et de la conservation, ce qui convient parfaitement au mandat de la SCEE. J’ai fait une maîtrise en sciences (Rimouski, QC) sur les répercussions des activités humaines sur la survie des veaux du caribou des bois. J’ai également fait un doctorat (Sherbrooke, QC) où j’ai travaillé sur les impacts écologiques et évolutifs de la récolte sur l’ours brun en Scandinavie. J’ai ensuite migré sur la côte ouest (Victoria, C.-B.) où je cherche maintenant à déterminer comment la dynamique prédateur-proie pourrait mieux éclairer la gestion de la récolte. Votez pour moi et je serai heureux d’être votre représentant des étudiants diplômés/postdoctoraux!

Kirsten Reid

reidJe suis doctorante à Memorial University à St. John’s, Terre-Neuve. Ma recherche est basée à l’autre bout du continent, dans le nord du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, où j’étudie le rôle des modèles de biodiversité inter-échelles (latitudinaux à locaux) et des gradients abiotiques en tant que moteurs non climatiques de l’expansion de l’aire de répartition des arbres. Ma principale motivation pour siéger au conseil de la SCEE est de continuer à promouvoir la diversité au sein de la communauté de la SCEE et de la communauté scientifique canadienne au large. Grâce aux événements annuels tels que SWEEET (ou SWEEEET 2019), je pense que nous pouvons travailler pour diversifier et accroître l’équité de la science au Canada. De plus, la société est pour moi une source d’occasions de réseautage importantes pour les scientifiques en début de carrière, afin de créer des liens avec des chercheurs de tout le pays. Cela pourra entraîner de futures collaborations ou possibilités de mentorat, ce que je voudrais promouvoir au sein de la société.

Sharon Wang

wangSharon est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences de l’Université de Guelph, où elle est demeurée pour poursuivre son doctorat en écologie. En plus d’être la coauteure d’articles académiques et de faire des présentations lors de conférences nationales et internationales, Sharon a travaillé sans relâche pour l’amélioration de sa communauté. Sharon a été d’une aide inestimable pour l’organisation de la réunion CSEE 2018 à Guelph et a joué un rôle de premier plan dans l’organisation en 2018 et en 2019 des symposiums sur l’intégration des femmes dans l’écologie et l’évolution [Symposium for Women Entering Ecology & Evolution Today (SWEEET)]. Non seulement Sharon aide-t-elle aujourd’hui à appuyer les femmes en écologie et en évolution, mais elle contribue à ouvrir la voie à la prochaine génération de femmes scientifiques grâce à son rôle avec la société pour les femmes canadiennes en sciences et en technologie [Society for Canadian Women in Science & Technology] en tant que mentor électronique pour les étudiantes du secondaire. Pendant deux années consécutives (2017 et 2018), Sharon a aidé à organiser une journée des carrières en biologie [Careers in Biology Day] visant à faire progresser le développement professionnel des étudiants diplômés à l’Université de Guelph. Sur le plan local, elle a été représentante des étudiants diplômés au sein des comités de programme, a organisé de nombreux événements départementaux (attirant souvent plus de 150 participants) et a développé et mis en œuvre des activités visant à favoriser une culture positive et collaborative au sein du département de biologie intégrative de l’Université de Guelph (dont plusieurs sont actuellement testés au niveau collégial). Sharon espère continuer à servir sa communauté en augmentant les initiatives qu’elle a mis à l’essai chez elle jusqu’au niveau national grâce à une position au Conseil de la SCEE.

Conseillers ou conseillères (deux postes)

Jasmine Janes

janesJe suis une biologiste évolutionniste passionnée par les plantes (mais je peux être influencée à travailler sure d’autres groupes). J’ai travaillé en Australie et au Canada sur divers projets liés à la génomique, notamment les orchidées indigènes, le dendroctone du pin ponderosa et les eucalyptus. Je viens d’occuper un poste de professeur à l’Université de l’Île de Vancouver, mais je suis membre de la SCEE depuis mon arrivée au Canada en 2012. Au fil des années, j’ai eu le plaisir de contribuer à la société en tant que juge pour les présentations des étudiants et mentor lors d’évènements pour les étudiants des cycles supérieurs, en discutant les avantages et les inconvénients de prendre un poste à l’étranger. En tant que conseillère de la CSEE, je m’emploierai à promouvoir et à intégrer, ainsi qu’offrir plus de possibilités, aux : 1) chercheurs en début de carrière, 2) recherches des étudiants de premier cycle, 3) membres de petites institutions et 4) stagiaires postdoctoraux.

Justine Karst

karstJe suis professeure adjointe et titulaire de la chaire de recherche industrielle CRSNG COSIA en écologie de la restauration terrestre à l’Université de l’Alberta. Mon programme de recherche reflète mes intérêts variés et peut s’articuler autour de trois thèmes principaux: 1) l’écologie souterraine des forêts boréales, 2) les interactions plantes-Mycètes, et 3) le flux de carbone dans les écosystèmes. Faire le lien entre les interactions plantes-Mycètes et les processus écosystémiques, puis récemment la macroécologie, est un composant particulièrement nouveau de mon programme de recherche. N’ayant aucune expérience en tant que conseillère de société, j’apporte à la SCEE un profond enthousiasme.

Daniel Kraus

krausJe possède une expertise sur la biodiversité, la conservation et l’écologie du paysage au Canada et je compte plus de vingt-cinq années d’expérience professionnelle et sur le terrain. Je suis présentement biologiste principale en conservation au bureau national de Conservation de la nature Canada (CNN) et je fais également de la recherche sur le risque d’extinction, les caractères évolutifs distincts, et le rétablissement des espèces en péril dans un programme de doctorat à temps partiel à l’École de l’environnement, des ressources et de la durabilité à l’Université de Waterloo. Mes projets actuels à la CCN comprennent une analyse des espèces endémiques et une évaluation paysagère de la biodiversité, des menaces et des mesures de conservation prises dans le sud du Canada.

J’espère que mes expériences pourront servir la CSEE de deux manières: la conservation et la culture scientifique. Je serais très intéressé à donner mon support dans le comité sur la biodiversité et la conservation, ainsi que par les activités de sensibilisation qui mobilisent les connaissances collectives de la CSEE afin de créer un public qui comprenne mieux l’écologie. Je veux que les Canadiens soient fascinés par le monde naturel et inspirés à le protéger.

De plus, j’ai acquis une expérience significative au sein de comités, notamment du Comité sur les espèces en péril en Ontario (je suis présentement le président suppléant), et j’ai également été membre fondateur au conseil d’administration du Conseil des plantes envahissantes de l’Ontario.

Jalene LaMontagne

lamontagneJe suis professeure agrégée à DePaul University, à Chicago, en Illinois, où avec mes étudiants je fais des recherches sur divers sujets, notamment la synchronie de la reproduction chez les conifères boréaux, les liens entre l’histoire de la vie et la dynamique des populations, et l’écologie urbaine. Je suis également scientifique auxiliaire au Lincoln Park Zoo de Chicago. J’ai obtenu mon baccalauréat et ma maîtrise à l’Université de Calgary, mon doctorat à l’Université de l’Alberta et, avant d’occuper mon poste actuel, j’étais membre fondateur du corps professoral de l’Université asiatique des femmes au Bangladesh. En vivant dans l’un des pays les plus densément peuplés du monde, j’ai commencé à réfléchir profondément aux questions d’écologie urbaine. Je suis un réviseur externe régulier pour divers journaux et j’ai été réviseur ad hoc et membre des comités d’examen de subvention pour des agences de financement internationales, y compris la National Science Foundation. Je suis allée à ma première réunion de la CSEE en 2011 et j’y assiste régulièrement avec mes étudiants. Je suis continuellement impressionnée par la qualité de la science effectuée par les membres de la SCEE et par l’atmosphère de soutien de la société. Parce que la société reflète mes intérêts et mes valeurs, je suis récemment devenue membre à vie. J’aimerais soutenir la société en tant que conseillère de la SCEE et apporter le point de vue d’un membre qui se trouve à l’extérieur du Canada. J’ai une longue histoire de soutien et d’implication dans le leadership d’organisations dont je fais partie et j’aimerais améliorer les efforts de communication scientifique et la portée internationale de la SCEE, ainsi que développer et soutenir nos membres au Canada et à l’étranger.

Julia Mlynarek

mlynarekJe suis chercheuse scientifique en entomologie à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Harrow, en Ontario. La majorité de mon travail actuel consiste à trouver un équilibre entre la gestion des parasites agricoles et la préservation de la santé des agro-écosystèmes. Bien que mes travaux actuels soient appliqués, mes antécédents universitaires à l’Université McGill (B.Sc., M.Sc.), à l’Université Carleton (doctorat) et à l’Université du Nouveau-Brunswick (BRP) couvrent l’écologie évolutive, la systématique, l’histoire naturelle et la biodiversité des insectes.

La SCEE est une société dynamique et j’ai apprécié l’ambiance positive de la SCEE depuis la première réunion à laquelle j’ai assisté, à Banff (2011), en tant qu’étudiante diplômée. En participant au comité organisateur local et agissant comme présidente du programme pour la réunion Eco-Evo-Ento 2019 à Fredericton de cette année, je me suis rendue compte à quel point la SCEE est proactive dans le partage des connaissances, la diversité et l’inclusion. Cependant, l’une des lacunes notables est le manque de membres non universitaires au conseil. En tant que scientifique gouvernemental, je pourrais combler cette lacune et aider la CSEE à se développer en encourageant la participation de non-universitaires, car nous savons tous que les chercheurs travaillent dans le même but: augmenter les connaissances écologiques et évolutives.

Arne Mooers

mooersJe m’appelle Arne Mooers et j’aimerais siéger au conseil de la SCEE. Je suis présentement professeur de biodiversité à l’Université Simon Fraser, ici sur la côte Ouest, où je suis membre du corps professoral depuis 2001 (!). Je viens des Maritimes et j’ai effectué ma formation en écologie évolutive au Québec (BSc., McGill), en Angleterre (DPhil., Oxford) ainsi qu’en Colombie-Britannique et aux Pays-Bas (BRPs). Mes recherches actuelles portent sur la manière dont la biologie évolutive peut éclairer les approches et les stratégies de conservation, en mettant l’accent sur comment et pourquoi nous pourrions considérer certaines espèces plus dignes d’intérêt à la conservation que d’autres. Je siège présentement au COSEPAC en plus de contribuer aux tentatives provinciales pour l’adoption des lois concernant les espèces en péril. J’ai été élu au Conseil une fois auparavant, en 2009, où j’étais le deuxième président à servir sur le comité pour la biodiversité et la conservation de la SCEE. Ensuite, je me suis intéressé à la planification systématique de la conservation, en demandant à la SCEE de contribuer aux initiatives fédérales telles que les rapports sur la CDB et au sujet (toujours d’actualité) des obstacles face à l’intégration de la science dans les politiques fédérales. Une initiative moins fructueuse a été de faire en sorte que la SCEE pousse le CRSNG plus rapidement et plus loin vers une véritable science ouverte. Je reprendrais ces initiatives dans un nouveau mandat.

Trésorier ou trésorière (un poste)

Yolanda Morbey

morbeyJe désire être réélue trésorière de la SCEE. Au cours de mon premier mandat de trois ans, j’ai géré les états financiers de la SCEE et j’ai siégé à l’exécutif et au conseil de la SCEE. Mes responsabilités en tant que trésorière incluent l’établissement du budget, la gestion des fonds, le suivi des dépenses et des revenus, la compilation des états financiers annuels, la mise en conformité avec l’Agence du revenu du Canada et toutes lesautres questions relatives à nos finances. En tant que membre de l’exécutif et du conseil de la SCEE, je contribue également aux discussions de haut niveau concernant nos activités et nos politiques visant à promouvoir et à développer la recherche écologique et évolutive au Canada. Je suis professeure associée au département de biologie de Western University. J’enseigne l’écologie et les méthodes quantitatives et mes recherches portent sur l’écologie comportementale, soit l’étude des causes évolutives de la variation individuelle du comportement et de l’histoire de vie. Bien que mes intérêts taxonomiques soient diversifiés, les recherches en cours dans mon laboratoire portent sur les stratégies de migration des oiseaux chanteurs. Je crois que mes recherches et mon expérience me rendent apte à continuer d’exercer mes fonctions de trésorière de la SCEE pour un autre mandat.

Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

Le jeudi, 3 février 2017

Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

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La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) se déclare profondément préoccupée par le récent décret présidentiel qui interdit aux citoyens venant de sept pays à majorité musulmane d’entrer ou de passer par les États-Unis.

Le progrès scientifique depend d’un échange ouvert d’idées et d’un transfert de connaissances, permis grâce à la collaboration internationale en matière de recherche, au travail de terrain, aux ateliers et aux conférences.  L’interdiction met en péril ces activités pour plusieurs chercheurs, dont ceux qui travaillent au Canada ou avec des collègues canadiens, qu’ils soient étudiants, professeurs, ou scientifiques du gouvernement, de l’industrie ou des organisations non-gouvernementales.

La SCEE adhère aux principes de la diversité et de la tolérance qui sont essentiels au succès de la science et de la société canadienne.  L’intolérance constitue une menace réelle.  Les évènements récents confirment à nouveau la vérité des mots de Lester B. Pearson, lauréat du prix Nobel, “ L’incompréhension découlant de l’ignorance engendre la crainte, et la crainte est le plus grand ennemi de la paix.”

Nous appuyons les appels des organismes scientifiques, tels que la Société Royale du Canada et la Société d’Écologie d’Amérique, à mettre fin à l’interdiction de voyage.  La SCEE suggère que ses membres collaborent avec leur institution d’origine et avec leur communauté pour aider ceux qui ont été, ou qui seront, affectés par ce décret.

Bien sincèrement,

 

Jeremy Kerr, Président

Isabelle Côté, Vice-Présidente

Miriam Richards, Secrétaire

Yolanda Morbey, Trésorière

 Melanie Jean, Conseillère Étudiante

Alison Derry, Conseillère

Julie Lee-Yaw, Conseillère Post-Doctorale

Chris Eckert, Conseiller

Jill Johnstone, Conseillère

Andrew Simons, Conseiller

Mark Vellend, Conseiller

Jeannette Whitton, Conseillère

 Judy Myers, Ancienne Présidente

Jeffrey Hutchings, Ancien Président

Spencer Barrett, Ancien Président

Doug Morris, Ancien Président

Sur la SCEE: La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) est un groupe non partisan d’écologistes et de biologistes évolutionnaires à tous les stades de leur carrière de partout au Canada.

 

Science review panel must tackle barriers to funding, encourage diversity: researchers

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
http://www.hilltimes.com/2016/11/23/science-review-panel-must-tackle-barriers-funding-encourage-diversity-researchers/88464

Il reste encore beaucoup à faire afin de renverser l’érosion du soutien financier aux chercheurs canadiens et le progrès vers l’atteinte d’une diversité représentative de la population canadienne au sein des institutions universitaires est d’une lenteur inacceptable. Le groupe d’experts effectuant l’examen du soutien fédéral aux sciences a l’opportunité de fournir des conseils solides pour l’amélioration de cette situation.

MONARCH BUTTERFLIES: SYMBOL OR SYMPTOM?

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
https://www.hilltimes.com/2016/07/18/monarch-butterflies-symbol-or-symptom/73730

Le déclin des papillons monarques représente plus qu’un symbole affaibli de la coopération internationale, il est un symptôme des plus grands défis auxquels fait face la biodiversité. Des décisions fondées sur des preuves seront cruciales pour le rétablissement du papillon monarque et d’autres espèces en péril.

Affiché par Jeremy Kerr, le président de la CSEE

Soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences

La Société canadienne d’écologie et d’évolution a récemment soumis des réponses aux questions posées dans le cadre de l’examen du soutien fédéral aux sciences (http://www.examenscience.ca/eic/site/059.nsf/fra/accueil). Dans cette lettre, le président de la SCEE souligne que le financement de la recherche au Canada (en proportion du PIB) a diminué en dessous de ce qu’il est dans les pays en développement, comme la Tanzanie, l’un des seuls pays à avoir réduit son financement de la recherche au cours de la dernière décennie.

Pendant ce temps, la taille de la communauté scientifique a augmenté, ce qui rend la diminution des fonds encore plus grave pour les chercheurs canadiens. De fortes augmentations du financement de la recherche sont nécessaires au sein des trois conseils de recherche.

Les programmes de recherche appliquée, qui nécessitent des partenaires industriels, ont connu une forte croissance au cours de la dernière décennie. Cette croissance s’est faite au détriment apparent de la recherche fondamentale, un déséquilibre auquel il faudrait remédier immédiatement. Une augmentation du nombre de subventions accordées est ainsi nécessaire.

Les conseils subventionnaires n’ont pas fonctionné avec une transparence cohérente lors de leur processus de prise de décision, ce qui a miné la confiance en la façon dont leurs décisions adressent les préoccupations de la communauté de chercheurs.

Le financement des infrastructures de recherche a beaucoup été amélioré dans le budget de 2016, mais le financement de la FCI continue à être épisodique. Le soutien à la FCI doit devenir un soutien régulier plutôt que des perfusions intermittentes de financement afin de la maintenir en vie pendant encore quelques années. Pourtant, un important financement des infrastructures s’avère une stratégie utile seulement si le personnel pour faire fonctionner l’infrastructure est également financé. Ainsi, l’augmentation des fonds pour les subventions de fonctionnement demeure la plus importante nécessité.

La dichotomie entre les «champs d’études déjà établis” et la recherche “risquée” est fausse et ne devrait pas être la base sur laquelle les décisions de financement sont prises.

La diversité dans la communauté universitaire est peu représentative de la société canadienne. La sous-représentation des femmes, des Canadiens autochtones et des minorités visibles est systémique dans de nombreuses disciplines, et la tendance vers l’atteinte d’une représentation égale est d’une lenteur inacceptable. Le Canada a besoin d’établir de solides programmes pour mettre fin au soi-disant problème du « tuyau percé », qui empêche les femmes d’atteindre des réussites professionnelles supérieures en sciences par rapport aux hommes. Il existe de nombreux programmes internationaux qui ont permis d’améliorer de telles situations, comme par exemple le programme britannique “Athena SWAN”. Le Canada n’a cependant presque rien fait pour instaurer des politiques efficaces qui sont proportionnelles à l’ampleur du défi à relever ici pour améliorer la diversité au sein de la communauté universitaire.

Vous pouvez télécharger la soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences en cliquant ici (PDF; en anglais seulement).

 

Ordre du jour – Assemblée générale annuelle des membres

Cliquez ici pour l’ordre du jour de l’assemblée générale des membres du 23 mai 2015 à Saskatoon.  AJUSTEMENT À L’ORDRE DU JOUR: IL Y AURA UNE PRÉSENTATION DU COMITÉ ORGANISATEUR LOCAL DU CONGRÈS DE 2016 AVANT LE RAPPORT DU ICEE.

Cliquez ici pour le compte rendu de l’assemblée générale des membres de 2014 à Montréal.

Compte rendu de l’assemblée générale des membres de mai 2014, Montréal

Vous pouvez maintenant visualiser la version provisoire du compte rendu de l’assemblée générale des membres de mai 2014. Ce compte rendu deviendra officiel après avoir été approuvé lors de l’assemblée générale des membres de mai 2015 à Saskatoon. Si vous avez des commentaires ou des corrections, veuillez contacter Miriam Richards, la secrétaire de la SCEE.

Les comptes rendus des réunions du conseil de 2012-2014 sont maintenant disponibles

Vous pouvez visualiser les comptes rendus des réunions du conseil ici. Les comptes rendus sont maintenant affichés après avoir été approuvés lors de la réunion suivante. Veuillez noter que les comptes rendus sont produits dans la langue dans laquelle les affaires ont été conduites (en anglais), mais une traduction en français peut être fournie sur demande.

L’agenda de la réunion de décembre 2014 à Ottawa est disponible ici.  Le compte rendu de la réunion sera affiché après avoir été approuvé en mai 2015.

Veuillez noter que les rapports mentionnés dans ces comptes rendus n’ont pas été joints.

  • Compte rendu de la réunion de mai 2014, Montréal.
  • Compte rendu de la réunion de décembre 2013, Ottawa.
  • Compte rendu de la réunion de mai 2013, Kelowna.