Microsubventions allouées aux PANDC pour la médiathèque Pleins feux de la SCEE

Note : Le masculin est utilisé pour alléger le texte, et ce, sans préjudice pour la forme féminine.

L’un des obstacles pour l’inclusion des minorités sous-représentées, y compris les PANDC (personnes autochtones, noires et de couleur), dans les STIM est la pénurie de modèles visibles. La SCEE peut aider en attirant l’attention sur les écologistes et les biologistes évolutionnistes qui sont des PANDC. Ce projet permettra de créer une médiathèque de courtes vidéos de scientifiques émergents et établis qui sont des PANDC, et de mettre cette médiathèque à la disposition des professeurs d’université et des enseignants du primaire et du secondaire, des groupes de jeunes, etc., à travers le Canada. En mettant en lumière les modèles de PANDC – qui sont sous-représentés, mais pas absents – la médiathèque créera des opportunités pour soutenir une meilleure représentation à l’avenir. Cela aidera également notre communauté à diversifier son enseignement, ses séries de séminaires, etc. Le programme s’attaquera également à un autre obstacle à l’augmentation de la participation des PANDC à la science, c’est-à-dire le financement; les microsubventions de la bibliothèque offriront une rémunération directe ainsi que l’adhésion gratuite à la SCEE et l’inscription gratuite au congrès annuel.

Les microsubventions

La SCEE offre une microsubvention aux écologistes ou biologistes évolutionnistes qui s’identifient comme PANDC (jusqu’à la limite budgétaire du programme). Une microsubvention consiste en un montant de 200 $ en espèces, à une adhésion gratuite de 2 ans à la SCEE et à un remboursement des frais d’inscription au congrès annuel de la SCEE dans les 2 ans suivant la remise du prix.

Les récipiendaires de microsubventions sont invités à réaliser deux courtes vidéos d’eux-mêmes:

  • Une vidéo (2-3 min) parlant de qui ils sont; quel est leur poste actuel; comment ils se sont intéressés à l’écologie et à l’évolution ou à leur système d’étude et quel chemin ils ont suivi pour se rendre à leur poste actuel (ce dernier élément est facultatif). La vidéo conclurait en mentionnant une question passionnante en écologie et en évolution à laquelle ils aimeraient répondre au cours de leur carrière.
  • Une autre vidéo (6-10 min) qui comprendrait les mêmes éléments PLUS une question en écologie et en évolution (grande ou petite) à laquelle le récipiendaire a répondu ou répond présentement dans son travail (pas une présentation Powerpoint, simplement une vidéo du récipiendaire).

Les deux vidéos constituent des ressources différentes pour la communauté. Les plus courtes vidéos conviendront à tous les niveaux et mettront l’accent sur l’appartenance à la communauté scientifique. Parce qu’elles sont courtes, elles se prêteront bien à être montrées en combinaison. Les plus longues vidéos seront plus appropriées pour une utilisation dans les classes au niveau secondaire ou postsecondaire, et démontreront en outre les contributions aux connaissances. Il est tout à fait approprié que le contenu de la plus courte vidéo d’un candidat soit repris dans la plus longue – c’est-à-dire que nous nous attendons à ce que les deux vidéos se chevauchent considérablement.

Les deux vidéos doivent être présentées à un public non spécialisé – même si elles sont utilisées dans des cours d’écologie postsecondaire, une présentation non spécialisée les rendra accessibles à tous les étudiants. Le comité éditorial fournira des conseils sur la réalisation d’une vidéo comme celle-ci (par exemple, l’équipement, les choses à considérer avant/pendant le tournage, l’édition simple) et se fera un plaisir de fournir des commentaires ou des conseils sur le contenu proposé, etc. Les candidats seront également connectés les uns aux autres, lorsque cela est possible, afin qu’ils puissent échanger des conseils et de l’expérience.

Toutes les vidéos seront partagées sur les médias sociaux de la SCEE, seront hébergées sur la chaîne Youtube de la SCEE et seront mises à disposition sur notre site Web pour être utilisées dans des cours et des présentations par des professeurs, des enseignants du secondaire, des groupes de sensibilisation tels que Pinte de Science et Parlons sciences, des groupes de jeunes (p. ex., scoutisme), etc. La SCEE contactera activement ces organisations pour faire connaître la médiathèque.

Demander un microsubvention

Les candidats doivent envoyer une proposition très brève (pas plus de 200 mots, décrivant très brièvement le contenu prévu des vidéos) au président du comité éditorial, peter.soroye@gmail.com.

Les candidats doivent être membres de la SCEE ou non-membres de la SCEE qui sont canadiens ou qui travaillent ou étudient dans un employeur ou une institution canadienne. Les candidats sont les bienvenus à tous les niveaux de carrière, mais la SCEE cherchera à équilibrer les boursiers entre les professeurs, les professionnels de l’industrie et les étudiants. Si les candidats seniors souhaitent participer tout en renonçant à une compensation financière, la SCEE utilisera l’espace budgétaire pour recruter plus de participants en début de carrière.

Comité éditorial

Le conseil de la SCEE établira un comité de 3 membres de la société, dont au moins 2 PANDC, pour fournir des conseils et s’assurer que les soumissions correspondent aux objectifs du projet. Il rendra compte au président du comité des prix. C’est le même comité qui traitera les soumissions pour le centre de documentation (voir ci-dessous). Les PANDC membres du comité éditorial qui ne siègent pas au conseil de la SCEE recevront une allocation pour leurs services.

Budget

La SCEE a prévu un budget de 3000 $ en 2020 pour cette initiative (mais nous prévoyons que le projet se poursuivra dans les années à venir). Le montant en espèces de la microsubvention est crucial, car il est injuste de demander aux PANDC de faire un travail non rémunéré pour résoudre un problème dont ils ne sont pas responsables. Le montant en espèces est censé représenter une rémunération équitable du marché pour la main-d’œuvre impliquée.

Microsubventions allouées aux PANDC pour le centre de documentation de la SCEE

Un obstacle à l’inclusivité des minorités sous-représentées, y compris les PANDC (personnes autochtones, noires et de couleur), dans les STIM est qu’il y a un manque de représentation des contributions des PANDC dans la plupart du matériel pédagogique. De même, la plupart des ressources disponibles pour les chercheurs en début de carrière (ou ceux qui les encadrent) ne reflètent pas les expériences et les défis supplémentaires auxquels les PANDC pourraient être confrontées dans les STIM. La SCEE commandera la création de deux types de documents écrits: (1) des articles mettant en évidence les contributions à la recherche en écologie et en évolution par des chercheurs qui s’identifient comme PANDC (anciens et actuels et provenant de n’importe où dans le monde), qui peuvent être utilisées comme exemples dans les programmes universitaires de premier cycle et/ou les programmes du primaire et du secondaire, et (2) des articles rédigés pour aider les PANDC à naviguer dans leurs expériences à l’université (premier cycle ou cycles supérieurs) ou sur le terrain. Par l’entremise de notre site Web et par le biais d’activités de sensibilisation directe, la SCEE mettra ces ressources à la disposition des instructeurs, des chercheurs et des départements de biologie et de domaines connexes à travers le Canada. Le programme s’attaquera également à un autre obstacle à l’augmentation de la participation des PANDC à la science, c’est-à-dire le financement; les microsubventions du centre de documentation offriront une rémunération directe ainsi que l’adhésion gratuite à la SCEE et l’inscription gratuite au congrès annuel.

Les commandes

La SCEE commandera la création (1) d’articles de catégorie « Recherche fondamentale » et (2) d’articles de catégorie « Navigation ». Bien que nous suggérions les sujets d’intérêt ci-dessous, la SCEE est ouverte à toutes autres propositions.

  1. Articles de catégorie « Recherche fondamentale ».
  • Ceux-ci mettront en évidence les contributions fondamentales des chercheurs en écologie, en évolution et en biologie de la conservation qui sont des PANDC. Un candidat peut écrire à propos de n’importe quel chercheur qui est une personne autochtone, noire ou de couleur, ancien ou actuel et provenant de n’importe où dans le monde.
  • Les articles doivent inclure des photos ou d’autres illustrations sous licence appropriée et doivent être en rapport avec les sujets couramment couverts dans les cours d’introduction à la biologie, à l’écologie, à l’évolution ou à la conservation. Les photos de sujets humains vivants doivent être accompagnées d’une autorisation d’utilisation.
  • Un article pourrait mettre l’accent sur un élément de recherche particulier ou sur les contributions professionnelles d’un chercheur.
  • Nous encourageons les contributions des auteurs qui ne sont pas des PANDC, mais celles-ci se feront sur une base volontaire (non rémunérées). Nous encourageons les candidats qui sont à n’importe quel stade de leur carrière à s’impliquer.
  1. Articles de catégorie « Navigation ». Ceux-ci fourniront des conseils aux PANDC pour naviguer à travers des situations courantes en écologie et en évolution, que ce soit dans l’apprentissage ou la recherche.
  • Les articles pourraient traiter de comment naviguer à travers les situations de travail sur le terrain en tant que PANDC; naviguer à travers les études universitaires de premier cycle en tant que PANDC; ou naviguer à travers les études universitaires de cycles supérieurs en tant que PANDC.
  • Les articles « Navigation » sont rédigés par les membres qui sont des PANDC et qui partagent leurs points de vue. Nous encourageons tous les stades de carrière à s’impliquer.

Les essais de catégorie « Recherche fondamentale » devraient comprendre entre 500 et 1 000 mots, et les contributeurs qui sont des PANDC recevront 200 $ par essai. Les essais de catégorie « Navigation » peuvent être plus longs avec l’accord du comité éditorial et seront payés au taux de 200 $ pour 1 000 mots. Ces tarifs sont compétitifs par rapport aux tarifs de rédaction indépendante du marché libre.

Demander une microsubvention

Les candidats doivent envoyer une très brève proposition (pas plus de 200 mots, décrivant le contenu/message prévu de l’article) au président du comité éditorial, peter.soroye@gmail.com.

Les candidats doivent être membres de la SCEE ou non-membres de la SCEE qui sont canadiens ou qui travaillent ou étudient dans un employeur ou une institution canadienne. Les candidats sont les bienvenus à tous les niveaux de carrière, mais la SCEE cherchera à équilibrer les boursiers entre les professeurs, les professionnels de l’industrie et les étudiants. Si les candidats seniors souhaitent participer tout en renonçant à une compensation financière, la SCEE utilisera l’espace budgétaire pour recruter plus de participants en début de carrière.

Comité éditorial

Le conseil de la SCEE établira un comité de 3 membres de la société, dont au moins 2 PANDC, pour fournir des conseils et s’assurer que les soumissions correspondent aux objectifs du projet. Il rendra compte au président du comité des prix. C’est le même comité qui traitera les soumissions de la médiathèque Pleins feux (voir ci-dessus). Les PANDC membres du comité éditorial qui ne siègent pas au conseil de la SCEE recevront une allocation pour leurs services.

Affichage et promotion

Les documents seront mis à disposition en ligne au fur et à mesure qu’ils seront approuvés, avec une promotion sur les réseaux sociaux, etc. Des liens seront périodiquement envoyés aux membres de la SCEE et les documents créés seront promus lors du congrès annuel de la SCEE. Les demandes seront acceptées tout au long de l’année (jusqu’à ce que toutes les subventions budgétisées aient été attribuées).

Les essais sur la navigation auront une période de commentaires publics de deux semaines, après quoi l’auteur sera invité à apporter les révisions appropriées. Les commentaires du public aideront chaque article à refléter plusieurs voix et expériences vécues, sans diminuer l’expérience de l’auteur principal.

Budget

La SCEE a prévu un budget de 3000 $ en 2020 pour cette initiative (mais nous prévoyons que le projet se poursuivra dans les années à venir). Le montant en espèces de la microsubvention est crucial, car il est injuste de demander aux PANDC de faire un travail non rémunéré pour résoudre un problème dont ils ne sont pas responsables. Le montant en espèces est censé représenter une rémunération équitable du marché pour la main-d’œuvre impliquée.

L’assemblée générale annuelle 2020

Le conseil de la SCEE tiendra l’assemblée générale annuelle le 22 juin de 11 h à 12 h 30 HAP (de 14 h à 15 h 30 HAE)  sur Zoom.

Nos règlements administratifs ne permettent pas une AGA par voie électronique, et donc le conseil de la SCEE a proposé deux changements aux règlements pour permettre cette réunion électronique.

Les points à discuter et voter pour approbation à l’assemblée générale annuelle 2020:

1. Procès-verbal de l’AGA 2019 de Fredericton
2. Deux (2) propositions de modification des règlements administratifs de la SCEE, et une modification aux règlements internes.

L’ordre du jour de l’AGA 2020 et l’invitation Zoom suivron par courriel.

Élections 2020

Vice-présidente/Présidente élue

Jeannette Whitton

whitton-bio-picJe suis biologiste évolutionniste des plantes au département de botanique de l’Université de la Colombie-Britannique. Comme de nombreux scientifiques, ma première expérience de recherche fut financée par une bourse de recherche du 1er cycle du CRSNG, ce qui m’a permis de constater comment l’apprentissage tout au long de la vie pourrait en fait constituer une description d’emploi. Mes recherches portent principalement sur la compréhension de l’origine et de l’établissement d’une diversité nouvelle chez les plantes.

Je me présente comme vice-présidente de la SCEE parce que j’apprécie le rôle que la société joue pour rassembler et soutenir la communauté de l’écologie et de l’évolution du Canada, et je crois que mon expérience de leadership cadre bien avec la mission et le mandat de la SCEE. J’ai siégé au COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) de 2007 à 2013, et j’ai présentement un mandat de 3 ans à titre de présidente de groupe pour le Groupe d’évaluation du CRSNG en écologie et en évolution, pour lequel j’avais précédemment siégé en tant que membre et coprésidente.

De nombreux aspects de notre vie personnelle et notre vie professionnelle seront modifiés par la pandémie mondiale actuelle. La SCEE est également susceptible de changer et nous devrons être ouverts à de nouvelles façons d’échanger des idées et de soutenir nos membres. J’encouragerai la SCEE à soutenir davantage les étudiants, les chercheurs en début de carrière et les chercheurs sur le terrain fortement touchés par la pandémie. La SCEE peut répondre par nos propres initiatives et par nos relations de travail avec le CRSNG et d’autres groupes universitaires et non universitaires (comme l’ICEE, par exemple). Cette crise souligne également l’importance cruciale de la science ouverte, de la communication publique de la science et de la confiance du public dans les données et les preuves, domaines dans lesquels je travaillerai pour soutenir les opportunités de formation et d’engagement pour un segment plus large et plus diversifié de nos membres.

Chris Eckert

eckertpicJ’ai grandi dans le point chaud de biodiversité qu’est le centre-ville de Toronto et je suis devenu accro à l’écologie évolutive pendant mes études de 1er cycle en zoologie à l’Université Western. Du travail de biologiste de terrain itinérant, une maîtrise en écologie comportementale, un passage en tant qu’éducateur environnemental et un doctorat en botanique évolutive m’ont mené à l’Université Queen’s, où mes étudiants et moi étudions l’adaptation, avec un accent particulier sur les systèmes de reproduction et les limites des aires de répartition des espèces. J’ai été conseiller de la SCEE de 2015 à 2019 et rédacteur en chef du bulletin de la SCEE. En tant que vice-président, je veux m’assurer que le SCEE continue de promouvoir un sentiment d’appartenance à la communauté parmi les divers chercheurs du Canada et de parrainer des congrès annuels qui sont un forum scientifique et social inclusif pour les chercheurs à toutes les étapes de leur carrière. Mais en particulier, je voudrais (1) continuer à développer une stratégie de communication par courriel plus flexible avec nos membres afin non seulement de diffuser des informations sur la société, mais aussi de rassembler les scientifiques autour d’intérêts communs de recherche et d’enseignement; (2) faire en sorte que nous soyons au courant des développements des programmes du CRSNG et préparer nos membres, par le biais d’ateliers en ligne et de conférences, à tirer le meilleur parti des programmes de subventions du CRSNG nouveaux et existants; (3) élaborer et promouvoir des ateliers et des possibilités de financement qui améliorent les activités de sensibilisation et d’engagement des écologistes et des biologistes évolutionnistes au Canada.


Councillor

Julien Martin

julien_martin-web1Je suis un écologiste évolutionniste qui travaille avec des données à long terme dans la nature pour étudier le processus de sélection et d’évolution dans un environnement changeant. J’ai obtenu ma maîtrise (M.Sc.) en 2006 à l’Université du Québec à Montréal et mon doctorat en 2010 à l’Université de Sherbrooke. J’ai ensuite fait un stage postdoctoral à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) pendant 2 ans avant de déménager à l’Université d’Aberdeen en Écosse en 2013 en tant que boursier Marie-Curie, pour ensuite y être embauché comme professeur adjoint en 2015. En 2019, j’ai déménagé à l’Université d’Ottawa en tant que professeur agrégé en écologie quantitative. À une époque où la désinformation et le manque d’information sont exacerbés, je pense qu’il est essentiel que tous les efforts soient faits pour promouvoir le maintien d’une bonne communication et de la confiance en la science. Par conséquent, je considère que le rôle de la SCEE est plus important que jamais pour faciliter la communication entre les chercheurs mais aussi avec le public et les gouvernements. Je souhaite aider la société à remplir son rôle crucial et j’espère l’aider à se développer encore plus.

Julie Lee-Yaw

julie_lee-yawJe suis professeure adjointe à l’Université de Lethbridge, où j’étudie l’écologie évolutive des limites de l’aire de répartition des espèces et, plus récemment, les effets des feux de forêt sur les populations animales. La recherche dans mon laboratoire intègre la modélisation de niche écologique, la génomique, les études d’observation et les travaux de synthèse. Mon parcours universitaire (quelque peu sinueux) m’a conduit à travers quatre de nos institutions canadiennes (l’Université Queen’s, l’Université McGill, l’Université de la Colombie-Britannique et maintenant l’Université de Lethbridge), une institution américaine (Université du Texas à Austin) et deux institutions internationales (l’Université de Neuchâtel en Suisse et la CSIRO en Australie). Ces expériences, provenant de plusieurs coins de notre pays (et au-delà), m’ont fait apprécier les nombreuses contributions des scientifiques canadiens à l’écologie et à l’évolution, et m’ont donné un désir de renforcer et de promouvoir davantage les liens au sein de notre communauté scientifique. J’ai agi en tant que représentante des étudiants et postdocs au conseil de la SCEE de 2016 à 2018. Pendant cette période, j’ai développé le Prix de diversité et d’excellence en recherche au doctorat de la SCEE et j’ai organisé un atelier axé sur la santé mentale et le bien-être dans le milieu universitaire (ce dernier ayant eu lieu lors de la réunion de 2017 à Victoria). Je demeure une ardente défenseure de la diversité dans le monde des sciences et je pense que la SCEE a un rôle important à jouer à cet égard. J’aimerais également que notre société continue de soutenir le bien-être dans le milieu universitaire. Si je suis élue, je travaillerai pour 1) améliorer l’expérience des membres; 2) développer davantage les initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion de la SCEE; 3) soutenir les synergies dans le paysage universitaire par la communication avec le CRSNG, l’ICEE et autres organisations. En tant que chercheuse en début de carrière, je crois que je suis bien placée pour faire le lien entre nos membres juniors et seniors et je suis ravie de servir une société que j’apprécie profondément.

Jalene LaMontagne

lamontagneJe suis professeure agrégée à l’Université DePaul à Chicago (Illinois). Je suis écologiste des populations et mes étudiants et moi travaillons sur des questions liées aux patrons émergents de variabilité et de synchronie dans des systèmes allant de la reproduction des conifères boréaux à l’écologie urbaine. J’ai reçu mon baccalauréat (B.Sc.) et ma maîtrise (M.Sc.) de l’Université de Calgary et mon doctorat de l’Université de l’Alberta. Avant de déménager à Chicago, j’ai été un membre fondateur du corps professoral de l’Université asiatique pour les femmes (Asian University for Women) au Bangladesh, où j’ai commencé à réfléchir plus profondément aux questions d’écologie urbaine. Je suis membre à vie de la SCEE parce que la société reflète mes intérêts et mes valeurs. Je suis allée à mon premier congrès de la SCEE en 2011, j’assiste aux congrès régulièrement avec mes étudiants et je suis toujours impressionnée par la qualité de la science réalisée par les membres de la SCEE et l’atmosphère de soutien de notre société. J’aimerais soutenir la société en tant que membre du conseil de la SCEE et j’apporterais le point de vue d’un membre qui est à l’extérieur du Canada. Je maintiens des liens étroits avec le Canada, à la fois sur le plan personnel et à travers mes recherches sur les patrons spatiaux dans la production de cônes d’épinette blanche. J’ai également travaillé comme universitaire dans deux pays à l’extérieur du Canada. J’ai aussi été examinatrice ad hoc et examinatrice de comité pour des agences de financement de plusieurs pays. J’aime soutenir et être impliquée dans le leadership d’organisations et j’aimerais contribuer à améliorer les efforts de communication scientifique et la portée internationale de la SCEE, soutenir nos membres étudiants, et accroître et soutenir nos membres aussi bien au Canada qu’à l’étranger.

Jasmine Janes

janesJe suis une biologiste évolutionniste passionnée par les plantes (mais je peux être influencée à travailler sur d’autres groupes). J’ai travaillé en Australie et au Canada sur divers projets liés à la génomique, notamment les orchidées indigènes, le dendroctone du pin ponderosa et les eucalyptus. J’ai récemment été embauchée comme professeure à l’Université de l’Île de Vancouver, mais je suis membre de la SCEE depuis mon arrivée au Canada en 2012. Au fil des années, j’ai eu le plaisir de contribuer à la société en tant que juge pour les présentations des étudiants et comme mentor lors d’évènements pour les étudiants aux cycles supérieurs afin de discuter des avantages et des inconvénients de prendre un poste à l’étranger. En tant que membre du conseil de la SCEE, je m’emploierai à promouvoir et à intégrer, ainsi qu’à offrir plus de possibilités aux : 1) chercheurs en début de carrière ; 2) recherches des étudiants de 1er cycle ; 3) membres de petites institutions ; 4) stagiaires postdoctoraux.


Student/Postdoc Councillor

Andrea Wishart

andreanominationTout en poursuivant mon baccalauréat (B.Sc. avec distinction), ma maîtrise (M.Sc.) et maintenant mon doctorat, j’ai contribué au discours scientifique à travers des publications de recherche, des communications de recherche et encore plus loin dans la sphère publique par le biais de nombreuses entrevues avec les médias et d’événements de sensibilisation. J’ai commencé à former la prochaine génération dans le cadre du programme de bourses de doctorat en enseignement universitaire (Teacher Scholar Doctoral Fellowship) de l’Université de la Saskatchewan pour lequel j’enseigne présentement notre cours d’évolution de 1er cycle en tant qu’instructrice principale. Je suis une fervente partisante de la communauté d’étudiants aux cycles supérieurs et de la défense de cette dernière grâce à mon implication (en tant que présidente) dans l’Association des étudiants aux cycles supérieurs en biologie de notre département. J’espère servir de la même façon l’ensemble de la communauté de la SCEE si je suis élue au conseil de la SCEE. J’ai beaucoup apprécié tisser des liens avec les membres de la SCEE dans le cadre de mon travail au sein du comité directeur ad hoc qui a plaidé pour la création de la Division de la recherche à long terme de la SCEE (LTR-SCEE) en 2018, et je continue à travailler pour la division. En plus d’aider à organiser le symposium inaugural de la Division LTR-SCEE en 2019, j’ai présenté les résultats d’une enquête que j’ai menée, en consultation avec un spécialiste en sciences sociales, sur les avantages et les défis perçus du travail en tant qu’étudiant de cycles supérieurs sur un projet à long terme. Cela a stimulé une discussion animée sur les enjeux de la recherche à long terme et les mesures qui peuvent être prises pour en améliorer l’équité, la diversité et l’inclusion. Je crois que ces valeurs que je partage avec la SCEE en tant que société sont essentielles au succès et à l’excellence futurs de la recherche en écologie et en évolution au Canada, et mon désir de continuer et d’élargir mon travail pour ces valeurs est ma motivation pour poser ma candidature pour un poste de représentante des étudiants et postdocs de la SCEE.

Pooja Singh

pooja-singh-cropJe suis une stagiaire postdoctorale à l’Université de Calgary (groupe du professeur Sam Yeaman) travaillant sur l’adaptation locale des conifères au climat. Je suis passionnée par la génétique évolutive et la biodiversité et j’aimerais m’impliquer davantage dans la promotion de la recherche en écologie et en évolution au Canada. Si j’étais élue, je m’efforcerais de promouvoir l’intégration de l’écologie dans la recherche en évolution et de mettre en évidence les enjeux de la conservation aux côtés de la recherche fondamentale et appliquée. Le dernier item est plus important que jamais. Je chercherais également à intéresser davantage d’étudiants, en particulier ceux issus de milieux sous-représentés, à la recherche en évolution au Canada. Plus important encore, je m’efforcerais de veiller à ce qu’ils se sentent accueillis et valorisés en tant que membres de la SCEE et qu’ils réalisent à quel point leur contribution est cruciale pour notre société au sens large. Je pourrais y parvenir en développant un programme de mentorat destiné aux étudiants de premier cycle et aux étudiants qui sont dans les premiers stades de leurs études aux cycles supérieurs, qui leur fournirait non seulement un forum pour réseauter et échanger des idées, mais qui agirait aussi comme un système de soutien. Les membres seniors de la SCEE pourraient se porter volontaires comme mentors et apporter leur expérience.

Regan Cross

regan-crossJe suis actuellement coprésidente du Conseil des étudiants aux cycles supérieurs en biologie de Queen’s, duquel j’ai auparavant été coordonnatrice sociale, et j’ai fait partie d’un comité de recrutement d’un·e professeur·e, du comité de la série de séminaires d’écologie, d’évolution et de comportement de Queen’s et d’un comité de recherche, de titularisation et de promotion. Dans notre département, je me suis efforcée d’accroître l’engagement des étudiants aux cycles supérieurs en organisant une variété d’événements divers, et d’amplifier nos voix au sein du département et de l’université.

Si j’étais élue représentante des étudiants et postdocs de la SCEE, je crois que ce serait formidable de créer un prix pour la meilleure présentation orale par un·e stagiaire postdoctoral·e, qui pourrait peut-être être évaluée (à l’aide de formulaires de rétroaction clairs et quantitatifs) par des étudiants aux cycles supérieurs intéressés. Cela pourrait accroître l’engagement des étudiants et leur donner l’occasion d’apprendre comment bien réussir une présentation orale. Évidemment, les stagiaires postdoctoraux bénéficieraient également de cette opportunité de récompense à un stade aussi critique de leur carrière. Je pense que cela pourrait aussi être génial de créer un programme de jumelage à travers lequel les étudiants en début d’étude sont jumelés avec des étudiants de niveau avancé afin de les aider à naviguer dans leur premier grand congrès. Dans l’ensemble, je serais honorée de servir en tant que votre représentante des étudiants et postdocs de la SCEE et je travaillerais dur pour assurer que vos voix soient entendues et vos préoccupations prises en compte.

Charles Cong Xu

charles-cong-xuJe suis présentement dans ma 4e année de doctorat dans le laboratoire de Rowan Barrett au musée Redpath et dans le département de biologie de l’Université McGill. Mes intérêts de recherche tournent autour de l’ADN environnemental, du métabarcoding et de la métagénomique, et en particulier comment ces méthodes peuvent bénéficier à la conservation ou à la gestion des ressources naturelles. Je suis né à Wuhan, en Chine, j’ai déménagé dans le Midwest des États-Unis et j’ai vécu dans l’Iowa, le Minnesota et l’Indiana où j’ai fait mes études de 1er cycle en sciences de l’environnement à l’Université de Notre Dame. Pendant mes études de 1er cycle, j’ai également fait des recherches à l’Université Harvard et à l’Université chinoise de Hong Kong. J’ai ensuite fait ma maîtrise en biologie évolutive dans le programme de Master Erasmus Mundus MEME au cours de laquelle j’ai passé un trimestre à chacune des institutions suivantes : l’Université de Groningen aux Pays-Bas, l’Université de Montpellier en France, l’Université de Californie à Berkeley, l’Université d’Uppsala en Suède et l’Institut de zoologie de Kunming de l’Académie chinoise des sciences. Je crois que je peux apporter une perspective internationale à la SCEE et j’espère rendre cette dernière aussi excitante et amusante que possible! Par exemple, je voudrais créer un concours annuel pour concevoir divers articles pour le congrès annuel de la SCEE qui seraient disponibles à la vente pour la communauté de la SCEE. https://charlescongxu.weebly.com/

Rapport de la Présidente- Printemps 2019

La SCEE peut avoir eu l’air d’hiberner depuis le dernier bulletin. C’était l’hiver après tout! Mais le Conseil a fait avancer lentement, mais surement des projets majeurs visant à ce que la Société serve encore mieux ses membres.

Des nouveautés au CRSNG

Le Conseil a tenu sa rencontre annuelle avec le CRSNG en décembre. Les perspectives sont excellentes avec une promesse d’accroissement de 25 % du financement du CRSNG d’ici 2023. En avril dernier, 70 millions de dollars, répartis sur 5 ans, ont été injectés dans le Programme des subventions à la découverte. Plusieurs d’entre vous ont vu leur subvention augmenter au concours de 2018, et une partie du nouveau financement a été allouée aux chercheuses et chercheurs en début de carrière (CDC) par l’entremise du nouveau supplément Tremplin vers la découverte. Depuis quelques mois, le CRSNG sollicite la participation de la communauté de recherche pour l’évaluation quinquennale du Programme des subventions à la découverte. Quand le CRSNG viendra cogner à la porte de votre boite courriel, merci de répondre! C’est la manière la plus directe de leur dire ce que vous pensez. Un nouvel appel au concours de subventions Frontières de la découverte a été lancé au début 2019. Celui-ci concerne la résistance aux antimicrobiens dans l’environnement. C’est le second appel consécutif de ce programme qui soit pertinent pour les membres de la SCEE. Les chercheurs et chercheuses en début de carrière étaient aussi visés par le nouveau fonds Nouvelles frontières en recherche — pour soutenir la recherche interdisciplinaire à grands risques et grandes retombées.

Lors de notre rencontre, nous avons posé BEAUCOUP de questions au CRSNG. La plupart ont obtenu réponse. Quelques statistiques sur les taux de succès du programme des SD : 69 % et 47 % des femmes et hommes en début de carrière (CDC), respectivement, ont obtenu une subvention au concours de 2018, comparativement à 86 % et 84 % des chercheuses et chercheurs établis, respectivement. Les chercheurs et chercheuses établis qui ne détenaient pas une subvention au moment de leur demande peinent encore à obtenir une subvention (26 % de succès chez les hommes, données non transmisses pour les femmes en raison du trop petit échantillon). Le montant moyen des subventions des CDC était de 31 000 $, contre 45 000 $ pour les chercheurs et chercheuses établis. Les taux de succès du groupe d’évaluation écologie et évolution étaient du même ordre que ceux des autres groupes. Les personnes provenant de petites universités continuent d’obtenir de plus faibles taux de succès aux SD avec 48 % de succès, contre 60 % dans les universités moyennes et 71 % dans les universités de grande taille. Les montants alloués étaient aussi plus petits en moyenne dans les petites universités (31 000 $ contre 39 000 $ dans les universités de grande taille).

Le CRSNG offre un certain nombre de programmes pour soutenir les chercheurs et chercheuses qui deviennent parents. Ces programmes ne concernent pas seulement les profs, mais s’appliquent aussi aux étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs et aux stagiaires au postdoctorat. Si vous attendez un heureux évènement bientôt, informez-vous sur les programmes pour les principaux fournisseurs de soins, les congés familiaux et congés de maladie, et les congés parentaux payés pour les personnes aux études ou au stage postdoctoral. Les derniers offrent jusqu’à 6 mois de congés payés pour les personnes aux études ou au postdoctorat recevant une bourse du CRSNG. Relativement peu de chercheurs et chercheuses profitent de ces programmes. Nous ne savons pas si c’est parce peu de gens en ont besoin, ou parce que peu de personnes les connaissent.

Nous avons eu accès à des statistiques intéressantes sur les prix les plus importants accordés par le CRSNG. Au cours des quatre dernières années, 67 % des Bourses commémoratives E.W.R. Steacie, 75 % des Médailles d’or Gerhard‑Herzberg, et 75 % des Prix John-C.-Polanyi ont été accordés à des hommes. Cependant, respectivement 76 %, 89 % et 88 % des personnes proposées pour ces prix étaient des hommes. La solution semble claire : nous devons proposer plus de femmes pour ces prix.

Nous avons questionné le CRSNG quant aux mesures d’équité, de diversité et d’inclusion, maintenant considérées dans l’évaluation pour les Subventions à la découverte et d’autres programmes. Il s’agit clairement d’un enjeu important pour le CRSNG. Il consacre beaucoup de temps et d’efforts à développer une formation (sur les biais dans l’évaluation par les pairs, à l’intention des personnes évaluatrices) et des outils pour s’attaquer à ce problème, mais les critères pour les chercheurs et chercheuses demeurent vagues. Le mieux que nous pouvons faire pour l’instant est de vous diriger vers le guide sur l’équité, la diversité et l’inclusion à l’intention des personnes demandeuses (http://www.nserc-crsng.gc.ca/_doc/EDI/Guide_for_Applicants_FR.pdf).

Nous avions plusieurs autres questions. Quelle est la productivité des boursiers et boursières Banting et Vanier comparativement à celle des personnes recevant les bourses régulières? (Pas de données à ce sujet.) Est-ce que la durée des bourses doctorales peut passer à 4 ans pour mieux refléter la réalité? (Non, probablement pas.) Est-il envisagé d’accroitre le nombre de fois qu’une personne peut demander une bourse postdoctorale du CRSNG? (Non.) Est-il envisagé d’augmenter les montants des bourses postdoctorales et autres pour compenser l’inflation? (Mmmmm, peut-être.) Quelle partie des subventions à la découverte des chercheurs et chercheuses est mobilisée par les frais du libre accès? (Pas de données pour l’instant.) Pouvez-vous faire quelque chose à propos du CVC? (Soupir…)

De manière générale, ce fut une rencontre productive. Nous apprécions l’ouverture des personnes représentant le CRSNG que nous avons rencontrées.

Un Athena SWAN fait au Canada, alias « Dimensions »

Plusieurs membres de la SCEE ont pris part aux consultations du CRSNG qui viennent de se conclure sur une version canadienne de la charte Athena SWAN. Cette dernière reconnait les bonnes pratiques pour l’avancement de l’équité des genres dans le milieu de l’enseignement supérieur et des établissements de recherche au Royaume-Uni. La charte canadienne a maintenant été publiée (http://www.nserc-crsng.gc.ca/NSERC-CRSNG/EDI-EDI/Dimensions_Dimensions_fra.asp). Elle s’attaque aux obstacles systémiques à l’inclusion non seulement des femmes, mais aussi des peuples autochtones, des personnes avec un handicap, des minorités visibles et des personnes LGBTQ2+. Le programme national — appelé Dimensions — s’applique à tous et toutes les membres de la communauté de recherche des établissements postsecondaires. Alors que la version du Royaume-Uni se limitait au départ seulement aux STIM, la version canadienne inclut d’emblée tous les champs d’études. La participation des établissements au programme Dimensions est volontaire. Ceux-ci peuvent obtenir une certification bronze, argent ou or par l’entremise d’un ensemble de critères clairs, standardisés et autoévalués. Quinze petits établissements ont reçu une Subvention de renforcement de la capacité des établissements en matière d’équité, de diversité et d’inclusion. Malheureusement, au-delà de ça, il n’y a pas d’argent de prévu pour des chaires réservées aux femmes ou pour les chercheuses en début de carrière. De plus, aucune conséquence quant au financement par les trois conseils n’est prévue pour les établissements qui ne participeront pas au programme ou qui ne réussiront pas à s’améliorer. Un appel à lettres d’intention à joindre la première cohorte d’établissements concourant pour une certification Dimensions sera lancé le 3 juin 2019.

ICEE

Je suis heureuse de rapporter que la SCEE a signé un protocole d’entente avec l’Institut canadien d’écologie et d’évolution (ICEE) dans lequel nous nous engageons à soutenir financièrement notre partenaire (ou s’agit-il de notre rejeton?) au cours des 5 prochaines années. Cette entente formalise la relation financière que nous avons avec l’ICEE depuis sa formation et permet à l’Institut d’appuyer sa croissance sur des revenus garantis.

Un nouveau prix pour l’engagement public et politique

Je suis aussi ravie d’annoncer la création d’un nouveau prix de la SCEE pour l’engagement public et politique. Le prix a été suggéré par une membre de la SCEE, Aerin Jacobs. La suggestion a été reçue avec enthousiasme par le Conseil! Ce prix reconnaitra l’engagement auprès du public ou des décideurs et décideuses quant à la science. Cela est en accord avec deux des quatre objectifs de la SCEE (« sensibiliser le public à l’importance de l’écologie et de l’évolution pour la société canadienne » et « faciliter la communication entre les membres de la Société et les décideurs des secteurs publics, privés et non gouvernementaux »). Nous envisageons d’offrir cette récompense aux deux ans lors de notre congrès annuel, en alternance avec la Prix de la présidence. Nous travaillons sur les autres détails, alors surveillez notre site et réfléchissez aux personnes à proposer pour la première édition de ce prix en 2020.

Au plaisir de vous retrouver à Fredericton!

Isabelle Côté

Présidente

Élections 2019

Représentant ou représentante des membres aux études ou au
postdoctorat (un poste)

Hannah Brazeau

brazeauJe suis en première année de maîtrise au département de biologie de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton, où j’étudie le rôle joué par la compétition pour les pollinisateurs dans l’évolution des fleurs. J’ai complété mes études de premier cycle à l’Université Algoma à Sault Ste. Marie en 2018 et j’ai présenté mes recherches de premier cycle à la réunion de la SCEE de 2018 à Guelph.

Faire mes études à une petite université centrée sur le premier cycle et présenter mes recherches lors d’une réunion de la SCEE m’a montré à quel point une organisation comme la SCEE peut être de valeur pour les étudiants de premier cycle et les chercheurs en début de carrière. Si je suis élue comme conseillère des étudiants diplômés, je chercherai à créer au sein de la SCEE des initiatives pour renforcer l’adhésion et l’engagement des étudiants de premier cycle.

Emilie Champagne

champagneJe suis actuellement une chercheuse postdoctorale en écologie, spécialisée dans les relations plante-herbivore, en particulier dans les écosystèmes forestiers. J’ai terminé mon doctorat relativement récemment (2017), et j’ai fait toutes mes études universitaires dans ma ville d’origine, à l’Université Laval. Toutefois, j’ai eu la chance de visiter plusieurs provinces canadiennes, principalement durant les rencontres de la SCEE. Je me suis toujours sentie bien accueillie à ces rencontres et c’est ce que j’aimerais apporter en tant que conseillère post-doc. Une première grande conférence peut être impressionnante pour une étudiant, particulièrement lorsqu’on est le seul de son laboratoire à y aller. Je désire que la SCEE demeure un environnement accueillant et j’aimerais également amenuiser les barrières potentielles, par exemple de langue ou d’accessibilité. Le milieu scientifique est en changement et nous avons beaucoup évolué comme société. Je désire aider avec cette amélioration constante.

Martin Leclerc

leclercJe m’appelle Martin Leclerc et je suis candidat au conseil de la SCEE pour être votre représentant des étudiants diplômés/postdoctoraux! Pourquoi devriez-vous voter pour moi? C’est une très bonne question! Premièrement, j’aimerais redonner à cette société. J’aime assister et présenter aux réunions annuelles et je souhaite maintenant donner mon temps tout au long de l’année à cette organisation. Deuxièmement, mon travail se situe au croisement de l’écologie, de l’évolution et de la conservation, ce qui convient parfaitement au mandat de la SCEE. J’ai fait une maîtrise en sciences (Rimouski, QC) sur les répercussions des activités humaines sur la survie des veaux du caribou des bois. J’ai également fait un doctorat (Sherbrooke, QC) où j’ai travaillé sur les impacts écologiques et évolutifs de la récolte sur l’ours brun en Scandinavie. J’ai ensuite migré sur la côte ouest (Victoria, C.-B.) où je cherche maintenant à déterminer comment la dynamique prédateur-proie pourrait mieux éclairer la gestion de la récolte. Votez pour moi et je serai heureux d’être votre représentant des étudiants diplômés/postdoctoraux!

Kirsten Reid

reidJe suis doctorante à Memorial University à St. John’s, Terre-Neuve. Ma recherche est basée à l’autre bout du continent, dans le nord du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, où j’étudie le rôle des modèles de biodiversité inter-échelles (latitudinaux à locaux) et des gradients abiotiques en tant que moteurs non climatiques de l’expansion de l’aire de répartition des arbres. Ma principale motivation pour siéger au conseil de la SCEE est de continuer à promouvoir la diversité au sein de la communauté de la SCEE et de la communauté scientifique canadienne au large. Grâce aux événements annuels tels que SWEEET (ou SWEEEET 2019), je pense que nous pouvons travailler pour diversifier et accroître l’équité de la science au Canada. De plus, la société est pour moi une source d’occasions de réseautage importantes pour les scientifiques en début de carrière, afin de créer des liens avec des chercheurs de tout le pays. Cela pourra entraîner de futures collaborations ou possibilités de mentorat, ce que je voudrais promouvoir au sein de la société.

Sharon Wang

wangSharon est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences de l’Université de Guelph, où elle est demeurée pour poursuivre son doctorat en écologie. En plus d’être la coauteure d’articles académiques et de faire des présentations lors de conférences nationales et internationales, Sharon a travaillé sans relâche pour l’amélioration de sa communauté. Sharon a été d’une aide inestimable pour l’organisation de la réunion CSEE 2018 à Guelph et a joué un rôle de premier plan dans l’organisation en 2018 et en 2019 des symposiums sur l’intégration des femmes dans l’écologie et l’évolution [Symposium for Women Entering Ecology & Evolution Today (SWEEET)]. Non seulement Sharon aide-t-elle aujourd’hui à appuyer les femmes en écologie et en évolution, mais elle contribue à ouvrir la voie à la prochaine génération de femmes scientifiques grâce à son rôle avec la société pour les femmes canadiennes en sciences et en technologie [Society for Canadian Women in Science & Technology] en tant que mentor électronique pour les étudiantes du secondaire. Pendant deux années consécutives (2017 et 2018), Sharon a aidé à organiser une journée des carrières en biologie [Careers in Biology Day] visant à faire progresser le développement professionnel des étudiants diplômés à l’Université de Guelph. Sur le plan local, elle a été représentante des étudiants diplômés au sein des comités de programme, a organisé de nombreux événements départementaux (attirant souvent plus de 150 participants) et a développé et mis en œuvre des activités visant à favoriser une culture positive et collaborative au sein du département de biologie intégrative de l’Université de Guelph (dont plusieurs sont actuellement testés au niveau collégial). Sharon espère continuer à servir sa communauté en augmentant les initiatives qu’elle a mis à l’essai chez elle jusqu’au niveau national grâce à une position au Conseil de la SCEE.

Conseillers ou conseillères (deux postes)

Jasmine Janes

janesJe suis une biologiste évolutionniste passionnée par les plantes (mais je peux être influencée à travailler sure d’autres groupes). J’ai travaillé en Australie et au Canada sur divers projets liés à la génomique, notamment les orchidées indigènes, le dendroctone du pin ponderosa et les eucalyptus. Je viens d’occuper un poste de professeur à l’Université de l’Île de Vancouver, mais je suis membre de la SCEE depuis mon arrivée au Canada en 2012. Au fil des années, j’ai eu le plaisir de contribuer à la société en tant que juge pour les présentations des étudiants et mentor lors d’évènements pour les étudiants des cycles supérieurs, en discutant les avantages et les inconvénients de prendre un poste à l’étranger. En tant que conseillère de la CSEE, je m’emploierai à promouvoir et à intégrer, ainsi qu’offrir plus de possibilités, aux : 1) chercheurs en début de carrière, 2) recherches des étudiants de premier cycle, 3) membres de petites institutions et 4) stagiaires postdoctoraux.

Justine Karst

karstJe suis professeure adjointe et titulaire de la chaire de recherche industrielle CRSNG COSIA en écologie de la restauration terrestre à l’Université de l’Alberta. Mon programme de recherche reflète mes intérêts variés et peut s’articuler autour de trois thèmes principaux: 1) l’écologie souterraine des forêts boréales, 2) les interactions plantes-Mycètes, et 3) le flux de carbone dans les écosystèmes. Faire le lien entre les interactions plantes-Mycètes et les processus écosystémiques, puis récemment la macroécologie, est un composant particulièrement nouveau de mon programme de recherche. N’ayant aucune expérience en tant que conseillère de société, j’apporte à la SCEE un profond enthousiasme.

Daniel Kraus

krausJe possède une expertise sur la biodiversité, la conservation et l’écologie du paysage au Canada et je compte plus de vingt-cinq années d’expérience professionnelle et sur le terrain. Je suis présentement biologiste principale en conservation au bureau national de Conservation de la nature Canada (CNN) et je fais également de la recherche sur le risque d’extinction, les caractères évolutifs distincts, et le rétablissement des espèces en péril dans un programme de doctorat à temps partiel à l’École de l’environnement, des ressources et de la durabilité à l’Université de Waterloo. Mes projets actuels à la CCN comprennent une analyse des espèces endémiques et une évaluation paysagère de la biodiversité, des menaces et des mesures de conservation prises dans le sud du Canada.

J’espère que mes expériences pourront servir la CSEE de deux manières: la conservation et la culture scientifique. Je serais très intéressé à donner mon support dans le comité sur la biodiversité et la conservation, ainsi que par les activités de sensibilisation qui mobilisent les connaissances collectives de la CSEE afin de créer un public qui comprenne mieux l’écologie. Je veux que les Canadiens soient fascinés par le monde naturel et inspirés à le protéger.

De plus, j’ai acquis une expérience significative au sein de comités, notamment du Comité sur les espèces en péril en Ontario (je suis présentement le président suppléant), et j’ai également été membre fondateur au conseil d’administration du Conseil des plantes envahissantes de l’Ontario.

Jalene LaMontagne

lamontagneJe suis professeure agrégée à DePaul University, à Chicago, en Illinois, où avec mes étudiants je fais des recherches sur divers sujets, notamment la synchronie de la reproduction chez les conifères boréaux, les liens entre l’histoire de la vie et la dynamique des populations, et l’écologie urbaine. Je suis également scientifique auxiliaire au Lincoln Park Zoo de Chicago. J’ai obtenu mon baccalauréat et ma maîtrise à l’Université de Calgary, mon doctorat à l’Université de l’Alberta et, avant d’occuper mon poste actuel, j’étais membre fondateur du corps professoral de l’Université asiatique des femmes au Bangladesh. En vivant dans l’un des pays les plus densément peuplés du monde, j’ai commencé à réfléchir profondément aux questions d’écologie urbaine. Je suis un réviseur externe régulier pour divers journaux et j’ai été réviseur ad hoc et membre des comités d’examen de subvention pour des agences de financement internationales, y compris la National Science Foundation. Je suis allée à ma première réunion de la CSEE en 2011 et j’y assiste régulièrement avec mes étudiants. Je suis continuellement impressionnée par la qualité de la science effectuée par les membres de la SCEE et par l’atmosphère de soutien de la société. Parce que la société reflète mes intérêts et mes valeurs, je suis récemment devenue membre à vie. J’aimerais soutenir la société en tant que conseillère de la SCEE et apporter le point de vue d’un membre qui se trouve à l’extérieur du Canada. J’ai une longue histoire de soutien et d’implication dans le leadership d’organisations dont je fais partie et j’aimerais améliorer les efforts de communication scientifique et la portée internationale de la SCEE, ainsi que développer et soutenir nos membres au Canada et à l’étranger.

Julia Mlynarek

mlynarekJe suis chercheuse scientifique en entomologie à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Harrow, en Ontario. La majorité de mon travail actuel consiste à trouver un équilibre entre la gestion des parasites agricoles et la préservation de la santé des agro-écosystèmes. Bien que mes travaux actuels soient appliqués, mes antécédents universitaires à l’Université McGill (B.Sc., M.Sc.), à l’Université Carleton (doctorat) et à l’Université du Nouveau-Brunswick (BRP) couvrent l’écologie évolutive, la systématique, l’histoire naturelle et la biodiversité des insectes.

La SCEE est une société dynamique et j’ai apprécié l’ambiance positive de la SCEE depuis la première réunion à laquelle j’ai assisté, à Banff (2011), en tant qu’étudiante diplômée. En participant au comité organisateur local et agissant comme présidente du programme pour la réunion Eco-Evo-Ento 2019 à Fredericton de cette année, je me suis rendue compte à quel point la SCEE est proactive dans le partage des connaissances, la diversité et l’inclusion. Cependant, l’une des lacunes notables est le manque de membres non universitaires au conseil. En tant que scientifique gouvernemental, je pourrais combler cette lacune et aider la CSEE à se développer en encourageant la participation de non-universitaires, car nous savons tous que les chercheurs travaillent dans le même but: augmenter les connaissances écologiques et évolutives.

Arne Mooers

mooersJe m’appelle Arne Mooers et j’aimerais siéger au conseil de la SCEE. Je suis présentement professeur de biodiversité à l’Université Simon Fraser, ici sur la côte Ouest, où je suis membre du corps professoral depuis 2001 (!). Je viens des Maritimes et j’ai effectué ma formation en écologie évolutive au Québec (BSc., McGill), en Angleterre (DPhil., Oxford) ainsi qu’en Colombie-Britannique et aux Pays-Bas (BRPs). Mes recherches actuelles portent sur la manière dont la biologie évolutive peut éclairer les approches et les stratégies de conservation, en mettant l’accent sur comment et pourquoi nous pourrions considérer certaines espèces plus dignes d’intérêt à la conservation que d’autres. Je siège présentement au COSEPAC en plus de contribuer aux tentatives provinciales pour l’adoption des lois concernant les espèces en péril. J’ai été élu au Conseil une fois auparavant, en 2009, où j’étais le deuxième président à servir sur le comité pour la biodiversité et la conservation de la SCEE. Ensuite, je me suis intéressé à la planification systématique de la conservation, en demandant à la SCEE de contribuer aux initiatives fédérales telles que les rapports sur la CDB et au sujet (toujours d’actualité) des obstacles face à l’intégration de la science dans les politiques fédérales. Une initiative moins fructueuse a été de faire en sorte que la SCEE pousse le CRSNG plus rapidement et plus loin vers une véritable science ouverte. Je reprendrais ces initiatives dans un nouveau mandat.

Trésorier ou trésorière (un poste)

Yolanda Morbey

morbeyJe désire être réélue trésorière de la SCEE. Au cours de mon premier mandat de trois ans, j’ai géré les états financiers de la SCEE et j’ai siégé à l’exécutif et au conseil de la SCEE. Mes responsabilités en tant que trésorière incluent l’établissement du budget, la gestion des fonds, le suivi des dépenses et des revenus, la compilation des états financiers annuels, la mise en conformité avec l’Agence du revenu du Canada et toutes lesautres questions relatives à nos finances. En tant que membre de l’exécutif et du conseil de la SCEE, je contribue également aux discussions de haut niveau concernant nos activités et nos politiques visant à promouvoir et à développer la recherche écologique et évolutive au Canada. Je suis professeure associée au département de biologie de Western University. J’enseigne l’écologie et les méthodes quantitatives et mes recherches portent sur l’écologie comportementale, soit l’étude des causes évolutives de la variation individuelle du comportement et de l’histoire de vie. Bien que mes intérêts taxonomiques soient diversifiés, les recherches en cours dans mon laboratoire portent sur les stratégies de migration des oiseaux chanteurs. Je crois que mes recherches et mon expérience me rendent apte à continuer d’exercer mes fonctions de trésorière de la SCEE pour un autre mandat.

Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

Le jeudi, 3 février 2017

Réponse de la SCEE au décret présidentiel américain sur l’immigration

[[PDF]]

La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) se déclare profondément préoccupée par le récent décret présidentiel qui interdit aux citoyens venant de sept pays à majorité musulmane d’entrer ou de passer par les États-Unis.

Le progrès scientifique depend d’un échange ouvert d’idées et d’un transfert de connaissances, permis grâce à la collaboration internationale en matière de recherche, au travail de terrain, aux ateliers et aux conférences.  L’interdiction met en péril ces activités pour plusieurs chercheurs, dont ceux qui travaillent au Canada ou avec des collègues canadiens, qu’ils soient étudiants, professeurs, ou scientifiques du gouvernement, de l’industrie ou des organisations non-gouvernementales.

La SCEE adhère aux principes de la diversité et de la tolérance qui sont essentiels au succès de la science et de la société canadienne.  L’intolérance constitue une menace réelle.  Les évènements récents confirment à nouveau la vérité des mots de Lester B. Pearson, lauréat du prix Nobel, “ L’incompréhension découlant de l’ignorance engendre la crainte, et la crainte est le plus grand ennemi de la paix.”

Nous appuyons les appels des organismes scientifiques, tels que la Société Royale du Canada et la Société d’Écologie d’Amérique, à mettre fin à l’interdiction de voyage.  La SCEE suggère que ses membres collaborent avec leur institution d’origine et avec leur communauté pour aider ceux qui ont été, ou qui seront, affectés par ce décret.

Bien sincèrement,

 

Jeremy Kerr, Président

Isabelle Côté, Vice-Présidente

Miriam Richards, Secrétaire

Yolanda Morbey, Trésorière

 Melanie Jean, Conseillère Étudiante

Alison Derry, Conseillère

Julie Lee-Yaw, Conseillère Post-Doctorale

Chris Eckert, Conseiller

Jill Johnstone, Conseillère

Andrew Simons, Conseiller

Mark Vellend, Conseiller

Jeannette Whitton, Conseillère

 Judy Myers, Ancienne Présidente

Jeffrey Hutchings, Ancien Président

Spencer Barrett, Ancien Président

Doug Morris, Ancien Président

Sur la SCEE: La Société Canadienne d’Écologie et d’Évolution (SCEE) est un groupe non partisan d’écologistes et de biologistes évolutionnaires à tous les stades de leur carrière de partout au Canada.

 

Science review panel must tackle barriers to funding, encourage diversity: researchers

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
http://www.hilltimes.com/2016/11/23/science-review-panel-must-tackle-barriers-funding-encourage-diversity-researchers/88464

Il reste encore beaucoup à faire afin de renverser l’érosion du soutien financier aux chercheurs canadiens et le progrès vers l’atteinte d’une diversité représentative de la population canadienne au sein des institutions universitaires est d’une lenteur inacceptable. Le groupe d’experts effectuant l’examen du soutien fédéral aux sciences a l’opportunité de fournir des conseils solides pour l’amélioration de cette situation.

MONARCH BUTTERFLIES: SYMBOL OR SYMPTOM?

Conseils en matière de politiques dans le “The Hill Times”, le journal pour les parlementaires
https://www.hilltimes.com/2016/07/18/monarch-butterflies-symbol-or-symptom/73730

Le déclin des papillons monarques représente plus qu’un symbole affaibli de la coopération internationale, il est un symptôme des plus grands défis auxquels fait face la biodiversité. Des décisions fondées sur des preuves seront cruciales pour le rétablissement du papillon monarque et d’autres espèces en péril.

Affiché par Jeremy Kerr, le président de la CSEE

Soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences

La Société canadienne d’écologie et d’évolution a récemment soumis des réponses aux questions posées dans le cadre de l’examen du soutien fédéral aux sciences (http://www.examenscience.ca/eic/site/059.nsf/fra/accueil). Dans cette lettre, le président de la SCEE souligne que le financement de la recherche au Canada (en proportion du PIB) a diminué en dessous de ce qu’il est dans les pays en développement, comme la Tanzanie, l’un des seuls pays à avoir réduit son financement de la recherche au cours de la dernière décennie.

Pendant ce temps, la taille de la communauté scientifique a augmenté, ce qui rend la diminution des fonds encore plus grave pour les chercheurs canadiens. De fortes augmentations du financement de la recherche sont nécessaires au sein des trois conseils de recherche.

Les programmes de recherche appliquée, qui nécessitent des partenaires industriels, ont connu une forte croissance au cours de la dernière décennie. Cette croissance s’est faite au détriment apparent de la recherche fondamentale, un déséquilibre auquel il faudrait remédier immédiatement. Une augmentation du nombre de subventions accordées est ainsi nécessaire.

Les conseils subventionnaires n’ont pas fonctionné avec une transparence cohérente lors de leur processus de prise de décision, ce qui a miné la confiance en la façon dont leurs décisions adressent les préoccupations de la communauté de chercheurs.

Le financement des infrastructures de recherche a beaucoup été amélioré dans le budget de 2016, mais le financement de la FCI continue à être épisodique. Le soutien à la FCI doit devenir un soutien régulier plutôt que des perfusions intermittentes de financement afin de la maintenir en vie pendant encore quelques années. Pourtant, un important financement des infrastructures s’avère une stratégie utile seulement si le personnel pour faire fonctionner l’infrastructure est également financé. Ainsi, l’augmentation des fonds pour les subventions de fonctionnement demeure la plus importante nécessité.

La dichotomie entre les «champs d’études déjà établis” et la recherche “risquée” est fausse et ne devrait pas être la base sur laquelle les décisions de financement sont prises.

La diversité dans la communauté universitaire est peu représentative de la société canadienne. La sous-représentation des femmes, des Canadiens autochtones et des minorités visibles est systémique dans de nombreuses disciplines, et la tendance vers l’atteinte d’une représentation égale est d’une lenteur inacceptable. Le Canada a besoin d’établir de solides programmes pour mettre fin au soi-disant problème du « tuyau percé », qui empêche les femmes d’atteindre des réussites professionnelles supérieures en sciences par rapport aux hommes. Il existe de nombreux programmes internationaux qui ont permis d’améliorer de telles situations, comme par exemple le programme britannique “Athena SWAN”. Le Canada n’a cependant presque rien fait pour instaurer des politiques efficaces qui sont proportionnelles à l’ampleur du défi à relever ici pour améliorer la diversité au sein de la communauté universitaire.

Vous pouvez télécharger la soumission de la SCEE à l’examen du soutien fédéral aux sciences en cliquant ici (PDF; en anglais seulement).